lundi 13 février 2017

Rush Hour

Je ne suis pas encore tout à fait décédée.
Oui, je sais, j'ai supprimé mes comptes Facebook et Twitter et je ne suis pas vraiment ce qu'on peut qualifier de régulière sur ce blog. Oh, et effectivement, je ne réponds plus au téléphone, mais je textote facilement et je What's appe pas mal. J'ai toujours mon Instagram et Messenger aussi. et bien sûr, maintenant que j'ai une maison, j'ai même une boîte aux lettres que j'ouvre régulièrement. Et je peux vous assurer que, vu la masse de relevés de compte, de lettres des impôts et de factures que je reçois, le facteur connait mon adresse.

Donc, je suis toujours en vie et je suis joignable.

Mais pas entre neuf et dix-sept heures parce que je travaille.
Le matin c'est chaud, parce que je me lève à sept heures moins le quart pour réveiller les enfants, préparer le petit déjeuner, faire mes étirements, ma toilette, me maquiller, me coiffer, manger, courir après les enfants qui vont être en retard, trouver mes clefs, mon portable, mon fils, mon manteau, ma deuxième chaussure, mon portable, déposer le Gigot à l'école, et arriver tout juste à l'heure au boulot.
Le soir, c'est pas pratique, parce que je quitte parfois (souvent) avec un petit quart d'heure de retard (voire une heure), et que le temps que je rentre à la maison, c'est juste juste le moment de faire à manger et superviser les devoirs... Bien sûr après ça, c'est repas, puis coucher du Gigot, vaisselle...

Et bon, je ne vous cacherais pas qu'après tout ça, je n'ai pas forcément envie de répondre au téléphone pour m'entendre reprocher que je ne donne plus de nouvelles.

Maiis vous pouvez m'appeler le week end, mais attention parce que j'ai les courses, la piscine, les Gigot. Mais bon, avec un peu de chance, vous pouvez bien tomber à un moment où il ne se passe rien.
Mais du coup, les moments où il ne se passe rien, c'est Minecraft et les Sims. J'ai déjà du mal à choisir entre les deux, vous rajouter dans l'équation serait au-dessus de mes capacités mathématiques.

En plus, la semaine prochaine, je serai en Haute Savoie pour balancer le Gigot dans la neige et démontrer à ma sœur que les films de neige ne se finissent pas tous bien comme Rasta Rocket.
Vous me direz : "ces fonctionnaAires toujOurs en VacOnces", et bien je vous répondrais que oui, on tire vraiment sur la corde, hein, après tout, mes dernières vacances, c'était en août. A peine six mois et BOUM ! cinq jours de congé d'un coup !

Donc, je vous rassure.

Je ne suis pas encore tout à fait décédée.

Bises.



mercredi 24 août 2016

Éduquons, c'est une insulte ? Deuxième point.

2- Le Burkini.

Pour info, le Burkini, contraction de burka et bikini, est un nouveau mot désignant une tenue de surf avec capuche qui peut être utilisée comme maillot de bains intégral.
Avant que tout le monde hurle qu'ils étaient contre, je ne savais même pas que ça existait et je n'en avait jamais vu à part sur les surfers, les plongeurs et les gens qui craignent le soleil. Depuis, paraît qu'on en voit partout.
Ah.

La base de la polémique réside dans un point : c'est une tenue de bains intégralement couvrante pouvant être portée par les femmes islamistes, et donc pro-daesh et donc terroristes et donc susceptibles de faire exploser la caisse de beignets abricot du vendeur ambulant.
Mais bon, ces mêmes femmes islamistes peuvent porter un bracelet à la citronnelle contre les moustiques, c'est pas pour autant qu'il faut le bannir des plages. C'est mon avis.

Comme pour tout, je suis consciente qu'il peut y avoir des débordements, des maris interdisant à leurs femmes de découvrir un centimètre carré de peau, domination, esclavagisme, c'est encore la femme qui trinque, mais où va le monde.
ça, je m'en doute.
Mais comme pour tout, les femmes, islamistes ou pas, peuvent décider par elles même de porter une tenue intégrale pour des raisons personnelles qui peuvent être médicales (allergie au soleil, au sable, crainte des mélanomes, tatouages récents...), psychologiques (pudeur [oui, ça existe encore], gêne, complexes...) ou simplement de confort : Le Burkini doit pas mal protéger du sable dans la raie des fesses, limiter les contacts désagréables avec les poissons et les algues dans l'eau, et adieu la crainte de perdre son soutif dans une vague.
Et une chose est sûre : personne ne peut traiter une porteuse de Burkini de salope ou d'allumeuse, et si elle est victime d'agression sexuelle, le gars aura quelques difficultés à faire croire qu'elle l'a provoqué...

Alors quoi ? Bannir la tenue de bains intégrale si la femme ne tient pas dans la main une planche de surf ou des bouteilles de plongée ?
Souvenez-vous, jusqu'à récemment, il était interdit à la femme de porter un pantalon dans Paris si elle ne tenait pas le guidon d'un vélo ou les rennes d'un cheval.

Pas la même époque mais même débat.

Vous ne voyez pas qu'on n'avance pas d'un pouce ?

Laissez les Burkinis en paix et occupez-vous plutôt de l'abolition de la majorité sexuelle en Turquie.

Et juste en passant :

Je suis française, athée, paxée, mère, dans la norme des critères physiques requis, et pourtant, sur la plage, je porte un paréo qui me cache des épaules jusqu'aux chevilles et il m'arrive de me baigner avec. Mon mari ne m'oblige à rien.
JE décide si je veux m'exposer ou pas.

Demain, troisième point.

Bises.

mardi 23 août 2016

Éduquons, c'est une insulte ?

Je reprends ce slogan publicitaire parce que je trouve que dans la forme, il illustre bien mon propos (pour info, ce slogan de 1994 balancé pour le lancement de la 5, chaîne éducative).

Je suis tombée ces derniers temps sur quelques gros titres qui m'ont un tantinet ennuyée :

1- un centre de loisirs oblige des gamines à porter des pantalons sous leur jupes pour éviter que les garçons ne voient leurs culottes quand ils leur lève les jupes.
Pardon ?
C'est pas un peu DEBILE ? 
Enfin, sauf si tu as l'habitude de changer de voiture quand le cendrier est plein. Comme c'est pas mon cas, je m'interroge : ça ne serait pas un peu plus logique d'éduquer les enfants, filles et garçons, afin qu'ils comprennent qu'on ne doit pas lever les jupes et baisser les pantalons des garçons et des filles ? Pas parce qu'il y'a un risque de voir une culotte, mais parce que c'est humiliant et dégradant ?
Dans mon école à moi, dans les années 1990 (la préhistoire...), quand un garçon te levait la jupe, tu lui baissait le pantalon, après on se foutait sur la gueule et puis on allait construire des maisons en feuilles d'acacia ensemble. JAMAIS un prof ne nous a demandé de porter un burkini, nous ôtant ainsi notre liberté tout en permettant au garçon de continuer à lever les jupes en toute impunité.

Question : Est ce qu'on demande aux garçons de porter des bretelles pour éviter que les baissages de pantalons ? 
Non.
Pourquoi ?
Parce que c'est moins répandu que l'inverse. 
Pourquoi ?
Parce qu'on inculque très tôt aux filles ce qu'elles ne sont pas autorisées à faire. Mais quand un gosse lève une jupe, on lui tapote la main avec un "c'est pas bien" mais un sourire indulgent signifiant "bof, on l'a tous fait, c'est un garçon, après tout."

Ce qui peut expliquer pourquoi, vingt ans plus tard, il tripote les femmes dans le métro, refuse le non comme réponse et se permet de prendre ce qu'on ne lui donne pas. La culture du viol est inculquée dès l'enfance par des haussements d'épaules et des sourires indulgents.
La loi dit, mais après tout, c'est un garçon, et l'autre, ben c'est rien qu'une fille.

Et si on se remettait à expliquer aux enfants que des règles ont été établies pour les protéger tous, filles et garçons, par des adultes qui ont été des enfants eux-mêmes et qui n'ont pas aimé avoir les sous-vêtements à l'air devant toute l'école.
Et si on se remettait à agir en adultes responsables plutôt qu'en potes complices ou en sergent de l'armée. Les parents, professeurs et autres adultes sont là pour EDUQUER les enfants, pas pour les conditionner ou les briser.

Le deuxième point demain.

La bise.

lundi 25 juillet 2016

Droguée...

Le syndrome de sevrage alcoolique se caractérise par les signes suivants: tremblements, anxiété, agitation, dépression, nausées et état de malaise. Il survient 6 à 48 heures après un sevrage alcoolique et, en l’absence de complication, se dissipe sous 2 à 5 jours. Il peut toutefois se compliquer de crises tonicocloniques et évoluer vers un delirium (connu sous la dénomination delirium tremens) [quote OMS]
Okay. Voilà pourquoi je n'arrive plus à écrire depuis que le Gigot est entré dans ma vie. Pas parce que je suis devenue un écrivain maudit qui boit plus qu'il ne pense, non, je ne suis pas aussi cool.Non.Tout simplement parce que quand j'écris, je me coupe du reste, que j'ai du mal à m'arrêter et que si ma pause dure plusieurs heures, je me mets à trembler, j'ai les jambes qui font la machine à coudre, je n'arrive pas à trouver une position confortable, je suis irritée et irritable, je n'ai plus de patience, je finis par me souvenir que je n'arrive pas à finir une seule histoire, que même mon blog n'avance pas, que je suis, par conséquent, nulle et sans talent...Et je tourne autour de mon ordinateur en me demandant comment je vais pouvoir me débarrasser de mes proches pour pouvoir m'y remettre.En bref, l'arrêt de l'écriture me met en état de manque.

suuupeeEEEeeer...

Donc, s'il existe un syndrome de sevrage, il doit exister une dépendance : 


Pour un diagnostic de certitude, au moins trois des manifestations suivantes doivent habituellement avoir été présentes en même temps au cours de la dernière année:
  • désir puissant ou compulsif d’utiliser une substance psychoactive 
  • difficultés à contrôler l’utilisation de la substance (début ou interruption de la consommation ou niveaux d’utilisation);
  • syndrome de sevrage physiologique quand le sujet diminue ou arrête la consommation d’une substance psychoactive, comme en témoignent la survenue d’un syndrome de sevrage caractéristique de la substance ou l’utilisation de la même substance (ou d’une substance apparentée) pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage;
  • mise en évidence d’une tolérance aux effets de la substance psychoactive: le sujet a besoin d’une quantité plus importante de la substance pour obtenir l’effet désiré. (Certains sujets dépendants de l’alcool ou des opiacés peuvent consommer des doses quotidiennes qui seraient létales ou incapacitantes chez les sujets non dépendants);
  • abandon progressif d’autres sources de plaisir et d’intérêts au profit de l’utilisation de la substance psychoactive, et augmentation du temps passé à se procurer la substance, la consommer, ou récupérer de ses effets;
  • poursuite de la consommation de la substance malgré la survenue de conséquences manifestement nocives (par exemple atteinte hépatique due à des excès alcooliques, épisode dépressif après une consommation importante ou altération du fonctionnement cognitif liée à la consommation d’une substance). On doit s’efforcer de préciser que le sujet était au courant, ou qu’il aurait dû être au courant, de la nature et de la gravité des conséquences nocives. [quote OMS again]
Ben ça y ressemble pas mal...

Et vous, vous êtes drogués à quoi ?

Mon humour doit être vraiment décalé

Rien que pour vous, parce que j'ai grave rien à vous dire, j'ai tapé "insolite" dans les images gougueule.
Au pif : une nana toute nue sur une moto, un gars tout nu dans une barquette de bidoche, des robots-lèvres pour apprendre à embrasser, une blondasse sans culotte, des toilettes plein de m***e, des gens déguisés en foufounes...

Mouais. C'est pas tout à fait ma came.

Du coup, j'ai tapé "humour".
Et là je suis tombée sur plein d'illustrations dégueulasse aux blagues sexo-scato-crado.

Dans mon idée, je voulais plus du ça :

http://media.koreus.com/201207/photo-trompeuse-13.jpgCouverture http://media.koreus.com/201205/46-insolite-04-mini.jpgCouverture
http://media.koreus.com/201205/46-insolite-09.jpgCouverture
http://media.koreus.com/201205/46-insolite-13.jpgCouverture
(image extraites du site Koreus)

Du coup, je comprends pourquoi mes vannes ne faisaient rire que moi. Je devrais enchaîner les bruits de pets et les blagues sur les putes moldaves, je serais sûre d'avoir un lectorat nombreux.

Allez, bande de pervers cybernétiques, avec tous les mots crados que j'ai mis dans cet articles, combien on parie que mon lectorat aura augmenté ?


Bises étrangères.

mardi 19 juillet 2016

Un jour, j'ai voulu faire des études.

Mon grand rêve, c'est de finir ma vie dans une cave à classer des trucs poussiéreux.
Non je ne veux pas jouer une tordue psychopathe dans Criminal Minds, je veux juste être archiviste. Ou bibliothécaire.
A la fin du lycée, j'ai eu un entretien. Je suis allée passer la journée à Bordeaux. C'était la première fois que j'allais à Bordeaux toute seule. J'avais bien réparé mon spech, je m'étais plus ou moins renseignée sur l'Iut... Et surtout c'était ce que j'avais toujours voulu faire, donc j'étais totalement en confiance.

C'était un entretien pour entrer en IUT métier du livre, deux ans d'études suivit d'un diplôme universitaire technologique. Stage, alternance, cours théorique... le truc parfait.
L'endroit était super.
Je suis entrée dans la salle d'examen en souriant.
QCM de culture génréale. Cinquante questions dont vingt cinq de politique et d'économie actuelle. Facile, c'est des trucs qu'on nous rabache aux infos. Sauf que chez moi, on ne regarde pas les infos, maman trouve ça déprimant. Et qu'en plus je m'en tape.
Résultat du QCM : dix-huit sur cinquante. La mouise.

Après manger, j'ai eu la partie entretien à propement parler :
Première question : "vous avez onze absences non justifiées sur votre relevé de notes. Une explication ?"
"Oui, je l'ai relevé aussi, j'en ai parlé à ma CPE le mois dernier, elle m'a dit qu'elle avait eu un soucis informatique et qu'ils était en train de s'arranger."
"Oh vraiment ? (air de la fille à qui on ne la fait pas)
"Ben oui."
Et c'était vrai. Mais elle ne m'a pas cru.
"Alors qu'attendez-vous de cet établissement ?"
(Je ne sais pas, qu'est ce qu'on peut attendre d'un établissement d'études supérieures préparant à des métiers dans le milieu littéraire. Apprendre à couper des frites ?)
"J'aimerais être archiviste ou bibliothécaire, votre établissement est idéal pour m'y préparer."
"Oh vraiment ?"
...
"Ben... euh oui... non ?"
"Vous savez comment fonctionne un IUT ?"
"Plus ou moins comme un lycée avec des cours, des évaluations, un cadre padagogique plus présent qu'à la fac..."
"Et vous pensez y être préparée ?"
...
"Je ne vois pas..."
"Notre IUT sanctionne l'absentéisme."
Nous y voilà.
"Je le conçois très bien. Je suis quelqu'un de sérieux et de responsable. Cette année, je n'ai eu qu'un seul retard et trois jours d'absence pour une opération des dents de sagesse alors..."
"Mais votre relevé de notes fait état de onze absences..."
"A cause d'un problème informatique excusé par ma CPE en personne."
"Oui mais vous comprenez...bla-bla-bla manque de sérieux bla-bla-bla confiance bla-bla-bla professionelle."
...
"Donc, vous êtes en filière (pli de naseau dégouté) littéraire."
"Oui. C'est un problème ?"
"Nous privilégions les ressortissants de filières scientifique ou économique et sociale."
...
"Pour un DUT métiers du livre ?"
"Oui."
"Vous priviégiez les scientifiques pour une formation dans les métiers du LIVRE ?"
"Oui."
"Pourquoi ?"
"Pardon ?"
"Pourquoi vous ne prenez pas des littéraires pour une formation métier du livre ? Je ne comprends pas."
"Parce que ces métiers nécessitent une certaine capacité de gestion."
"Et les littéraires l'ont pas ?"
"Bon écoutez, on va s'arrêter là, je crois que c'est suffisant."
"Oui moi aussi. Dites, ça a une importance que j'aie lu et compris Sa Majesté Des Mouches à neuf ans ? Qu'à treize ans j'ai été pénalisée par ma prof de français parce que j'écrivais des devoirs niveau terminale ? Que je n'ai besoin que d'une heure et demi pour pondre une dissert' valant un bon seize sur vingt là où les autres ont besoin de quatre heures pour un douze sur vingt ? Que je lise quatre cents mots minutes ? Que je puisse vous parler autant de Maupassant que de Stephen King ou de Vaclav Havel ? Non ? Alors effectivement, je ne suis pas au bon endroit."



J'aimerais bien reprendre mes études. J'ai vraiment envie de devenir archiviste mais je ne sais pas comment faire. Je n'ai vraiment aucune envie de repasser chez ces philistins mais je n'ai pas d'autre solution.

Si vous voyez un autre moyen, n'hésitez pas à me contacter au 3615 - chuidésespérée.


Bises rêveuses.



jeudi 2 juin 2016

Toutes mes confuses...

Bonjour, je m'appelle Petrol et j'ai une poisse de tous les diables.

Rewind :

Gamine, quand je fêtais mon anniversaire, je me retrouvais toute seule. Mes copains étaient punis/chez mamie/au baptême/malades. Quelque soit le délai de préparation et les changements de date proposés pour arranger tout le monde.

Plus grande, ce sont mes difficultés de gestion du temps et des invitations qui me plombaient mes projets. J'en suis venue à arrêter de programmer des trucs.

Encore plus grande, j'ai appris de mes erreurs. Je préparais à l'avance, faisais des études de marché, trouvais des astuces et n'invitais que des gens qui seraient réellement dans le mood pour venir. J'avais organisé une journée mamans-bébés avec toutes mes copines et collègues qui avaient des enfants de l'âge du mien. Sur les dix invitées, aucune n'est venue : déménagement, maladie, problème de voiture et voyage impromptu à la plage pile le jour de la fête. Je suis restée bien conne avec mes six gâteaux, mes cadeaux, ma déco et mon gamin de quatre ans qui me demandait quand ses copains allaient arriver.

J'ai eu d'autres déconvenues, un repas du 14 juillet organisé pour une copine qui nous a annoncé le jour même qu'elle restait avec sa famille, erreur dans la programmation du cinéma, gamin malade la veille de départs en vacances... ce genre de choses.

Finalement, je me suis dit : au diable ! Je pars toute seule, avec ma voiture, mes sous à moi, pour un festival qui rassemble des milliers de festivaliers, des dizaines de bénévoles, de guests et d'exposants. Dans la masse, y'a quand même peu de chances que personne ne se pointe... Camping réservé quatre mois avant, tente, bouffe, costume, entrée imprimée, sousous, mari prévenu, congés posés, itinéraire calé, et même proposition de covoiturage, tout roule.
Mais c'était sans compter le...

POWERPOISSE !!!!!

La semaine précédente, pénurie d'essence dans les suites d'une grève des camions ou de gens ou du pétrole.
Mais ouf, pas dans mon patelin, et heureusement, pas dans le patelin du festival.
Premier écueil écarté.
VICTORY !

Quatre jours avant la date, grève des trains. M'en fous, j'ai une voiture et assez d'essence pour y aller.
Deuxième écueil évincé.
BOUYA !

Deux jours avant, avis de pluie. Petite pluie mais persistante. Montée des eaux. Camping et festival maintenu.
La veille, camping inondé.
Pas grave, j'ai ma voiture, il me faut juste un coin sec où la garer.

Mais c'était sans compter le fuckin'POWERPOISSE !
Cet après-midi, la nouvelle tombe. Même si le lieu des festivités est au sec, les alentours sont sous l'eau et l'afflux massif de festivaliers inquiète la municipalité. Arrêté préfectoral : le festival est annulé.
J'ai une boule dans la gorge.

Z'imaginez ? Aujourd'hui, ma poisse a inondé tout un département. Je suis douée. Je vais intégrer l'équipe d'HeroCorp. Mon nom de super héros : SocialPoissarde. Je peux pourrir n'importe quel événement à partir du moment où je veux m'y rendre. Je fais fureur lors des élections.

Restons optimiste, Je n'ai encore tué personne. A ma connaissance.

Foutue pour foutue, mouillée pour mouillée, j'ai réservé un camping à Mimizan. Je pars demain soir avec mon Gigot pour y passer le week end dans la flotte et les embruns. Retour prévu dimanche, alors surtout, si jamais vous compter prendre un peu de bon temps ces trois prochains jours, évitez la côte atlantique. Avis de gros temps, d'attaque d'aliens, résurrection de Voldemort, fin du monde.

Je vous aime.

Et je suis désolée.

Bises.